Les sept Principes fondamentaux de la Croix-Rouge : une grammaire éthique pour le grand public

Frédéric Joli
Frédéric JoliAncien journaliste, Frédéric Joli est porte-parole de la Croix-Rouge française après avoir été porte-parole et responsable de la communication de la délégation régionale du Comité international de la Croix-Rouge en France durant vingt-cinq ans. Il a consacré l’essentiel de sa carrière à la promotion de l’action et du droit international humanitaires à travers la réalisation de nombreux projets (audiovisuels, documentaires et d’édition). En complément de ses interventions régulières dans les médias, il a créé, en 2007, le premier blog de l’univers Croix-Rouge : « L’Humanitaire dans tous ses États ». En 2011, il a eu l’opportunité de créer le Visa d’or humanitaire du CICR, prix décerné chaque année à l’occasion du festival international de photojournalisme Visa pour l’image. Son goût prononcé pour l’histoire l’a également poussé à rencontrer nombre d’anciens protagonistes de l’action et du droit international humanitaires, dont il a fait les témoins clés de la websérie documentaire en dix-sept épisodes intitulée Une histoire d’Humanité.

Dans un monde où le « droit du plus fort » refait surface, les sept Principes fondamentaux de la Croix-Rouge – en particulier ceux d’humanité, d’impartialité et de neutralité – constituent une grammaire éthique essentielle. Frédéric Joli – d’une plume aussi agile que sa parole est forte – plaide pour leur diffusion au-delà de la seule communauté humanitaire, comme rempart moral face à la brutalisation du monde.


« La liberté de la presse ne s’use que si l’on ne s’en sert pas. » Telle est la devise du journal Le Canard enchaîné. Il en va de même pour le droit international humanitaire (DIH), qui protège toutes les victimes des conflits armés. Et c’est tout autant le cas de l’éthique qui encadre l’ac­tion humanitaire.

Cette éthique est résumée dans les sept Principes fondamentaux qui régissent le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge[1]Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se compose du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), créé en 1863, des 191 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du … Continue reading : humanité, impartialité, neutralité, indé­pendance, volontariat, unité et universa­lité. Ils composent ainsi un « mini code de conduite », une mnémotechnie de la geste humanitaire qui va au-delà de la Croix-Rouge elle-même.

Aujourd’hui, le retour assumé, décom­plexé du « droit du plus fort », le mépris affiché du DIH, le déni face aux consé­quences du changement climatique et la polarisation extrême des opinions publiques laissent augurer un avenir particulièrement sombre.

À cette brutalisation du monde s’ajoute un phénomène étrange que l’on pour­rait qualifier de « mithridatisation des consciences par l’inacceptable » via le commentariat médiatique et les réseaux sociaux. Résultat, nous nous habituons à l’horreur, immunisés, mithridatisés à la dose non létale d’un poison rendant, in fine, supportable l’inacceptable.

Dans ce contexte inédit de bascule du monde, les sept Principes fondamen­taux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge prennent les atours d’une contre-culture éthique. Ils ne relèvent pas d’un humanisme abstrait ou désincarné. Ils constituent une grammaire précise à la croisée de l’action et du droit interna­tional humanitaires. Ce sont des prin­cipes d’action, mais aussi une boussole de l’engagement humanitaire, qu’il soit individuel ou collectif.

Ces principes, ou tout du moins le trip­tyque « humanité, impartialité et neu­tralité », devraient être connus de tous. Pas seulement des humanitaires, mais aussi – et peut-être surtout – des jour­nalistes, des enseignants, des respon­sables politiques, des éditorialistes et des faiseurs d’opinion.

« À la bascule du monde qui nous engage et semble obérer l’avenir des générations futures s’ajoute une crise de la compréhension, du langage et du sens. »

Car à la bascule du monde qui nous engage et semble obérer l’avenir des générations futures s’ajoute une crise de la compréhension, du langage et du sens. Ma longue expérience au Comité inter­national de la Croix-Rouge (CICR) comme porte-parole m’a permis de mesurer les lacunes de la plupart des faiseurs d’opi­nion et des décideurs politiques s’agis­sant des fondamentaux de l’action et du droit international humanitaires aussi bien que de l’éthique de l’engagement.

Le retour du « droit du plus fort » et l’effacement du temps long

Nous vivons une époque paradoxale. Jamais les guerres n’ont été aussi docu­mentées, jamais les images de souffrance n’ont circulé aussi vite. Pourtant, jamais l’histoire du temps long n’a semblé aussi absente du débat public. Les yeux rivés sur nos smartphones, nous voyons défi­ler un monde où se mêlent à égalité hor­reur et distraction. La résultante de cette saturation du temps de cerveau dispo­nible est une absence de recul impo­sée par le temps réel, combinée à une incapacité de penser. Les conflits armés et les violations graves du droit qu’ils entraînent inévitablement sont réduits à des récits simplifiés, « polarisés » à l’extrême, où la complexité devient une trahison, et la nuance, une faiblesse.

Puiser dans les principes de la Croix-Rouge, c’est proposer une morale, une éthique de l’engagement humanitaire. Celle-ci s’inscrit dans l’idée simple mais radicale dont Henry Dunant a eu l’intuition : même dans la guerre, tout n’est pas permis. Cette limite qu’im­posent le principe d’humanité et le DIH n’est ni naïve, ni utopique – si ce n’est pour conserver la mémoire collective des pires effondrements du xxe siècle et du premier quart du XXIe.

Les sept Principes fondamentaux de la Croix-Rouge ont été formalisés il y a soixante ans[2]Les sept Principes fondamentaux et permanents de la Croix-Rouge ont en effet été adoptés lors de la XXe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui s’est tenue à … Continue reading, en 1965, mais leur esprit irrigue l’action humanitaire depuis la création même du CICR quelque cent ans plus tôt, en 1863. Henry Dunant, toujours lui, dans son ouvrage intitulé Un souvenir de Solférino[3]Henry Dunant, Un souvenir de Solférino, 1re édition non commercialisée, Imprimerie Jules- Guillaume Fick, 1862., paru l’année précédente, proposait déjà des principes en résumé de sa pensée, à l’appui de son intuition.

Certes, ces principes ne sauront jamais empêcher la guerre, mais s’ils sont connus et diffusés au-delà de la seule communauté de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge – déjà forte de mil­lions de volontaires –, ils peuvent offrir au grand public, en des temps débous­solés, quelques clés pour nourrir esprit critique, morale et besoin d’engage­ment. S’inscrivant dans cette histoire, la Croix-Rouge française s’est d’ailleurs fixé comme objectif, dans le cadre de ses priorités institutionnelles pour 2026, de promouvoir le plus largement possible l’éthique de l’engagement humanitaire, encadré des principes fondamentaux communs à la plupart des organisations.

« Réarmer » moralement l’humanitaire

L’instabilité du monde s’annonce durable et sera probablement marquée par des conflits de haute intensité, par une bana­lisation des violences extrêmes à l’en­contre des populations civiles, et par un mépris croissant du DIH et de l’ordre international hérité de l’après-Seconde Guerre mondiale. Certes, du point de vue des victimes, rien de bien nouveau, malheureusement. Mais si ce n’était pas mieux avant, il est légitime de s’in­quiéter aujourd’hui de la totale remise en cause de la boussole éthique et juri­dique de l’action et du droit internatio­nal humanitaires.

Au moment où il faudrait un humanitaire fort, « droit dans ses principes », doté de toute son autorité morale, se révèle un humanitaire affaibli, plus soucieux – et c’est légitime au vu du désastre – de trouver des financements que de résister par la réaffirmation éthique de son engagement.

Dans le même temps, certains États parmi les plus puissants s’affranchissent ouvertement des règles qu’il fut si long et si difficile de faire accepter, à com­mencer par les quatre Conventions de Genève, qui obligent aujourd’hui les 196 États parties « à respecter et à faire respecter [les règles de la guerre] en toutes circonstances ».

Le « droit du plus fort » reviendrait-il comme horizon assumé des relations internationales, reléguant la protection des civils, des blessés et des prisonniers au rang de variable d’ajustement ? Face à cette dérive, gérer l’urgence ne suffit plus. Il faut réaffirmer publiquement les fon­damentaux de l’action humanitaire et du DIH, ainsi que la responsabilité première des États dans la protection des victimes et le respect du « droit du plus faible » ; c’est un devoir politique, civique et moral. Il en est de même pour les acteurs huma­nitaires et leurs principes d’engagement, particulièrement le triptyque « humanité, impartialité et neutralité ».

Les racines de l’action et du droit international, bien avant Dunant

Dans ce combat pour le sens, la Croix-Rouge française – par son histoire, son ancrage dans le secours d’urgence, la solidarité, la santé, l’enseignement et l’action internationale – dispose d’une légitimité singulière. Elle peut – et doit – contribuer à la valorisation des sept Principes fondamentaux du Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge comme autant de cha­pitres d’une morale universelle, patiem­ment construite, longtemps disputée, plus que jamais essentielle.

Cette morale n’est pas née ex nihilo au XIXe siècle. Elle s’inscrit dans une longue généalogie intellectuelle et politique, dont la France fut l’un des principaux laboratoires. Des figures du Premier et du Second Empire, comme les chirur­giens des armées Dominique-Jean et Hippolyte Larrey (père et fils), ou Pierre- François Percy, autre grand médecin, mais aussi Henri Arrault, auteur d’une Convention sur le sort du soldat blessé en campagne en 1861 (trois ans avant celle rédigée par le tout jeune CICR), ou encore le Dr Ferdinando Palasciano, fer­vent partisan de l’introduction de règles de droit dans les conflits, ont façonné tout au long du xixe siècle ce qui devien­dra, grâce à l’intuition et à l’activisme de Henry Dunant, l’action et le droit international humanitaires. Le dessein était simple, tragiquement iconoclaste : « humaniser la guerre ».

On peut affirmer que l’humanitaire moderne s’ancre au siècle précédent, celui dit des Lumières. Les philosophes affirment alors l’existence de droits natu­rels attachés à chaque être humain, indé­pendamment de sa religion, de son statut social ou de sa nationalité. La raison est érigée en principe supérieur face à la tradition, à la foi et à l’arbitraire. Surtout, une rupture décisive s’opère avec la cha­rité médiévale, fondée sur la compassion individuelle et religieuse. La protection des personnes devient progressivement une obligation morale et politique, elle n’est plus un simple acte de vertu.

Montesquieu dénonce la cruauté des peines. Beccaria, dès 1764, condamne la torture et la peine de mort. Rousseau opère une distinction fondatrice entre combattants et civils, annonçant l’un des piliers futurs du DIH. Il interroge aussi le statut du soldat blessé qui, neutralisé, est « remis entre les mains de Dieu ». Ces réflexions dessinent les contours d’une nouvelle conscience morale, certes née en Europe mais devenue universelle, notamment depuis l’adhésion de tous les États de la planète aux Conventions de Genève, États dont la plupart se sont dotés en parallèle d’une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge.

La Révolution française marque un tournant décisif. Avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen, un État affirme pour la première fois que la dignité humaine est une norme juri­dique, et non une simple valeur morale. Égalité des droits, liberté individuelle, souveraineté populaire, universalité : ces principes rompent avec l’ordre ancien. L’abolition des privilèges, la fin des juridictions arbitraires, la remise en cause de l’esclavage traduiront en actes cette ambition singulière.

Cependant, cette universalité « uto­piée » ne fut pas exempte – loin s’en faut – de contradictions et d’échecs. Mais, sans la matrice des Lumières et de la Révolution française, les Conventions de Genève auraient probablement eu davantage de peine à émerger.

In fine, les Lumières ont fondé une morale universaliste, la Révolution l’a transformée en droit, le XIXe siècle l’a organisée, et le XXe l’a universalisée… Mais quid de notre siècle ? Le projet est-il de détruire pièce par pièce cette longue construction morale ? Qu’en est-il aujourd’hui de la centralité de la dignité humaine et de l’idée que la souf­france appelle une réponse collective, organisée et principielle ?

À l’heure où la force tente de redeve­nir le langage dominant, « réarmer » moralement l’humanitaire n’est pas un luxe intellectuel. C’est une néces­sité politique. Faire connaître et com­prendre ses principes, c’est rappeler que le droit du plus faible n’est pas une simple concession humanitariste, mais bien le cœur d’un héritage démocra­tique et universel.

Humanité, impartialité et neutralité : le triptyque humanitaire

L’humanité est le principe faîtier. De lui découlent tous les autres principes, et il est aussi le ferment du DIH. Le principe d’humanité intime de fixer des limites à la guerre et à la souffrance : pour que ces limites soient effectives, il faut les assortir de règles intangibles que les belligérants se devront de respecter et de faire respecter.

Qui mieux qu’Abulcasis pour faire com­prendre l’impartialité ? Ce grand chirur­gien musulman du xe siècle rapporte dans l’une de ses chroniques :

« J[e] retirai une autre [flèche] à un juif, qui avait pénétré dans la cavité orbitaire par-dessous la paupière inférieure : elle s’était enfoncée au point que je ne pus en saisir que la petite extrémité par laquelle elle s’unit au bois. […] Le juif guérit et il ne lui survint à l’oeil aucun accident. J’en arra­chai une autre de la gorge d’un chrétien. C’était une flèche arabe, à oreillons. J’incisai par-dessus, entre les veines jugulaires, elle avait pénétré profondément dans la gorge : j’opérai avec précaution et je parvins à l’ex­traire. Le chrétien fut sauvé et guérit. »

C’était il y a onze siècles… Bien avant le Mouvement de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, bien avant les « French Doctors », Abulcasis disait une chose simple : il n’y a pas de bonne ou de mau­vaise victime. Juste des victimes.

Et puis il y a la neutralité, un outil créé pour accéder aux victimes mais qui est sans doute, de tous les principes, le plus attaqué, le plus contesté, mais aussi le plus mal compris. Ainsi, la neu­tralité serait synonyme de passivité ou de complicité, alors qu’à l’origine elle

s’entendait sous l’angle de la victime : le soldat blessé, parce qu’il est désor­mais incapable de combattre et qu’il ne présente donc plus de danger pour l’adversaire, « n’appartient plus » à l’un des deux camps – il est « neutre » et, par voie de conséquence, celui qui lui porte secours l’est également. Aujourd’hui, la neutralité ne renie pas cette concep­tion. Dans le cas du CICR, « intermé­diaire neutre dans les conflits armés », la neutralité, adossée à la confidentialité des négociations avec les belligérants, augmente – en principe – les chances d’accéder aux victimes, d’assister la population civile ou encore de visiter les détenus.

Indépendance, volontariat, unité et universalité : des principes tendus vers l’organisation du Mouvement

Pas facile pour une Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge de revendiquer le principe d’indépendance alors que toutes, à travers le monde, sont statutairement auxiliaires des pouvoirs publics… L’indépendance ici revendi­quée est avant tout celle du Mouvement (et, par conséquent, de toutes les enti­tés qui le composent). Pour autant, le rôle d’auxiliaire des pouvoirs publics n’est pas nécessairement synonyme de soumission. Accompagnement, conseil – tant dans le cadre de la participation aux plans de secours ou de solidarité que pour les activités de soins ou la mise en œuvre du DIH – font le quotidien de l’organisation. Le principe de volonta­riat, peu problématique mais tellement symbolique, souligne le caractère désin­téressé de l’engagement humanitaire. Quant à celui d’unité, il rappelle la règle selon laquelle il n’existe qu’une seule Société nationale de la Croix-Rouge ou du Croissant-Rouge par État. Aujourd’hui, elles sont 191 et constituent le plus vaste réseau humanitaire au monde… Enfin, le principe d’universalité vient parachever l’édifice, proclamant l’éga­lité des Sociétés nationales entre elles, un peu à l’image des États membres des Nations unies, si vivement attaquées à l’heure actuelle.

Ces sept principes que nous avons rapidement esquissés sont certes per­méables à de nombreuses exégèses, mais ils ont le mérite indiscutable de réunir environ 17 millions de volon­taires de toutes cultures, de toutes reli­gions et de toutes nationalités à travers le monde.

Plaidoyer pour l’éducation populaire aux principes humanitaires

L’humanitaire va mal, laminé en quelques mois par les conséquences de coupes brutales dans les financements américains, mais aussi européens. Des organisations non gouvernementales aux agences des Nations unies, sans oublier le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, tout le secteur humanitaire apparaît en état de sidération, même s’il s’est large­ment ressaisi et mobilisé. Exit les qua­rante années de professionnalisation de l’action humanitaire, de ses débats, de ses avancées, de ses doutes ? Tout ça pour ça ?

« Tout le secteur humanitaire apparaît en état de sidération, même s’il s’est largement ressaisi et mobilisé. »

Si le monde perd sa boussole morale, comme les actualités nous le rappellent chaque jour, quid de celle de l’humani­taire ? Peut-être est-il temps d’ouvrir un large débat sur les principes fondamen­taux qui encadrent l’engagement huma­nitaire, dans l’objectif, entre autres, de les porter au-delà de l’entre-soi. Les principes humanitaires doivent entrer dans le champ de la culture générale et devenir un objectif prioritaire d’éduca­tion populaire.

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References

References
1 Le Mouvement international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge se compose du Comité international de la Croix-Rouge (CICR), créé en 1863, des 191 Sociétés nationales de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, dont les premières virent le jour à partir de 1864, et de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (anciennement Ligue de la Croix-Rouge), fondée en 1919. On peut également citer, pour compléter le Mouvement, les 196 États parties aux Conventions de Genève.
2 Les sept Principes fondamentaux et permanents de la Croix-Rouge ont en effet été adoptés lors de la XXe Conférence internationale de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, qui s’est tenue à Vienne en 1965. Ils sont le fruit du travail acharné de Jean Pictet (directeur de la division juridique du CICR et responsable, notamment, de la révision et du commentaire des Conventions de Genève de 1949 et de leurs Protocoles additionnels de 1977) et de Masutaro Inoué (responsable des Affaires internationales de la Croix-Rouge japonaise).
3 Henry Dunant, Un souvenir de Solférino, 1re édition non commercialisée, Imprimerie Jules- Guillaume Fick, 1862.

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