aide hybride

Refonder l’aide à partir de la marge ? Leçons des modèles hybrides dans un monde en pleine reconfiguration

Jay RevenazJay Revenaz est docteur en pharmacie, diplômé de Sciences Po Toulouse et de la London School of Economics. Il travaille à Expertise France en tant qu’expert en suivi-évaluation pour le projet européen TESS MAV+. Ses travaux portent sur les inégalités environnementales de santé durant les 1000 premiers jours de vie, ainsi que sur les dynamiques sociopolitiques des enjeux vaccinaux mondiaux.

Publié le 12 novembre 2025

Cet article est une extension du dossier « L’aide en danger : après le choc de 2025, les conséquences et la riposte » de notre numéro 30 de novembre 2025. Selon l’auteur, alors que les budgets d’aide s’effondrent, des initiatives hybrides ont esquissé depuis longtemps une alternative au modèle dominant. De DNDi à Unitaid, ces structures prouveraient qu’une solidarité internationale repensée, décoloniale et participative, est déjà à l’œuvre.


L’architecture de l’aide internationale vacille. Tandis que les tensions géopolitiques s’accentuent, l’Aide publique au développement (APD) recule, souvent dans l’indifférence. Selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), l’année 2024 a déjà enregistré une baisse de 9 %, et l’OCDE anticipe une nouvelle chute historique pouvant atteindre 17%[1]OECD, Policy Brief – Cuts in official development assistance: OECD projections for 2025 and the near term, 26 June 2025., conséquence d’un recentrage des budgets sur les priorités domestiques. Les anciens piliers du système – la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et les États-Unis – réduisent leurs contributions, alors qu’à eux quatre, ils représentaient près de deux tiers de l’APD mondiale au cours de la dernière décennie, les États-Unis en assurant à eux seuls près d’un quart[2]OECD, Policy Brief…, op. cit.. Dans ce contexte, des fondations privées comme la fondation Bill-et-Melinda-Gates investissent massivement pour tenter de combler les brèches[3]Le Monde avec AFP, « Bill Gates prévoit de donner l’essentiel de sa fortune à sa fondation d’ici 2045, soit “plus de 200 milliards de dollars” », 8 mai 2025..

Ce basculement révèle les failles d’un système fondé en grande partie sur des logiques verticales, instables, paternalistes et trop souvent déconnectées des priorités locales. Et si, dans les marges – institutionnelles, financières et politiques – s’était déjà dessinée une autre voie ? En décalage avec les circuits dominants, des modèles hybrides et résilients ont émergé[4]Sciences Po, Atlas de l’Espace mondial, 2018, https://espace-mondial-atlas.sciencespo.fr/fr. Des initiatives aussi variées que l’Initiative médicaments pour les maladies négligées (Drugs for Neglected Diseases initiative, DNDi en anglais), le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (après le Fonds mondial), ou Unitaid expérimentent depuis plus de deux décennies des formes alternatives de gouvernance, de financement, et de priorisation, souvent en lien étroit avec les acteurs du Sud. Issues des marges, ces initiatives ont pourtant contribué à redéfinir les règles du jeu en santé mondiale, sans pour autant renverser les asymétries qui structurent encore le système.

Dans un monde où les donateurs idéologisent l’aide en la transformant en levier politique ou culturel, ces initiatives offrent des leviers de recomposition. Elles interrogent le cadre dominant et proposent une solidarité post-bilatérale, post-paternaliste, profondément politique.

Et si cette crise n’était pas une fin, mais une invitation à repenser, plutôt qu’à réparer ? Ce texte propose de tirer des leçons structurelles de ces expériences pionnières, non pour célébrer un ailleurs idéal, mais pour penser une nouvelle écologie de l’aide : fondée sur la diversité des modèles, l’interdépendance choisie et une gouvernance plus équitable.

Basculement géopolitique et délitement de l’aide

Pendant plus de cinquante ans, l’aide internationale s’est construite autour de repères qu’on croyait solides : l’État donateur comme figure centrale, les organisations non gouvernementales (ONG) comme bras opérationnel, le multilatéralisme comme socle de coopération et le droit international humanitaire (DIH) comme boussole. Ce cadre, hérité de l’après-guerre et nourri d’un idéal d’universalité, apparaît aujourd’hui fragilisé dans ses fondations.

Le recul de l’APD constitue un symptôme majeur. En 2024, l’OCDE enregistre une baisse de 9 %, soit 21 milliards USD[5]OECD, Policy Brief…, op. cit.. La santé mondiale est particulièrement touchée. En 2023, les financements nets ont chuté de 40 % par rapport à 2022, affectant directement l’accès aux soins et à la prévention, dans un contexte de besoins sanitaires en augmentation constante. Plus grave désormais : ces budgets sont de plus en plus clairement redirigés vers des objectifs sécuritaires, aggravant les déséquilibres.

Ce retrait n’est pas qu’une affaire de chiffres : il est aussi idéologique. Sous le second mandat de Donald Trump, la coopération a cessé d’être sacrée. L’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a été mise en veille, puis démantelée au début de l’année 2025. Des milliers de programmes de santé ont été suspendus. Le President’s Emergency Plan for AIDS Relief (PEPFAR), initiative-phare de la lutte contre le VIH/SIDA, a vu ses financements interrompus du jour au lendemain, mettant en péril l’accès aux traitements antirétroviraux pour plus de 20 millions de patients. D’autres épisodes, comme la destruction probable de stocks de contraceptifs, montrent à quel point ce retrait fut brutal[6]Camille Paix, « L’administration Trump va détruire pour 10 millions de dollars de contraceptifs qui auraient dû être distribués par USaid », Libération, 19 juillet 2025.. L’aide est devenue une variable d’ajustement stratégique, un instrument d’influence, et ne semble plus un impératif moral.

Dans ce contexte, le DIH se retrouve affaibli. Le rapport 2024 du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) alerte[7]CICR, Le droit international humanitaire et les défis posés par les conflits armés contemporains : instaurer une culture de respect du droit international humanitaire pour protéger l’humanité … Continue reading : certains États contournent sciemment les normes, restreignent l’accès des ONG, et criminalisent l’assistance. Résultat : des crises entières disparaissent des radars. Par exemple, le Soudan ou le Sahel s’enfoncent dans l’oubli, non pas parce qu’il n’y a plus d’urgence, mais parce qu’il n’y a plus de projecteurs. La géopolitisation de la souffrance redessine les cartes humanitaires. Néanmoins, des voix du Sud, comme celle du Vanuatu[8]CIJ, Saisine relative aux obligations des États face au changement climatique, 21 mars 2024, https://www.icj-cij.org/fr/node/204376, rappellent que les populations vulnérables ont droit à une protection juridique et à une réparation historique.

Le multilatéralisme, lui aussi, s’effrite[9]Frédéric Ramel, « Naviguer sur l’océan multilatéral : lost in decomposition ? », Politique étrangère, vol. 90, n° 2, été 2025.. Il laisse place à des coalitions ad hoc, à géométrie variable, où la coopération s’organise selon des affinités stratégiques plus que selon des principes communs. Ce nouveau paysage disperse les lieux de décision, fragmente les normes et dilue la redevabilité globale.

Ainsi, ce n’est pas tant la fin de l’aide qui se joue, mais peut-être celle d’une certaine représentation dominante de l’aide : un imaginaire hérité d’un monde où l’humanitaire était perçu comme porteur d’universalité. Ce monde vacille. D’autres modèles émergent. Mais pour les comprendre, encore faut-il accepter de regarder en dehors du cadre classique.

Des alternatives en action

Face aux défaillances du modèle dominant, certains acteurs – parfois en marge, parfois au cœur des architectures internationales – ont développé des formes hybrides de gouvernance, de financement et de production de la santé. Ces modèles dessinent les contours d’un autre imaginaire : plus ouvert, plus distribué, parfois plus radical. Des initiatives comme le Medicines Patent Pool[10]Medicines Patent Pool, “New study confirms MPP licences save money and lives”, 26 October 2021, … Continue reading, CORBEVAX[11]Scientific American, “A COVID Vaccine for All”, 30 December 2021, https://www.scientificamerican.com/article/a-covid-vaccine-for-all ou l’Open Insulin Project[12]Jenna E Gallegos, Christopher Boyer, Eleanore Pauwels, Warren A Kaplan, Jean Peccoud, “The Open Insulin Project: A Case Study for ‘Biohacked’ Medicines”, Trends Biotechnol. … Continue reading explorent de nouveaux cadres d’innovation : ouverts, non brevetés, fondés sur l’accès équitable et l’ancrage local.

Parmi les approches pionnières, l’Initiative médicaments pour les maladies négligées / DNDi en est une incarnation puissante. Créée en 2003 par Médecins Sans Frontières (MSF) et cinq partenaires du Sud global, l’organisation s’est imposée comme un laboratoire de coopération. Ce partenariat de développement de produits combine science ouverte[13]WHO, Product Development Partnerships (PDPs), https://www.who.int/our-work/science-division/research-for-health/product-development-partnerships, licences non exclusives et propriété intellectuelle partagée[14]DNDi, Open and collaborative R&D, https://dndi.org/advocacy/open-and-collaborative-rd. Sa gouvernance inclut ONG, institutions de recherche Nord/Sud, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et des bailleurs. En plus de 20 ans, DNDi a livré treize traitements accessibles, dont un médicament curatif contre la maladie du sommeil qui a révolutionné la prise en charge de cette maladie mortelle. Sa force tient à son ancrage dans le Sud, sa transparence et son engagement clair contre les asymétries du système d’innovation.

Unitaid, fondée en 2006 par la France et le Brésil, incarne une autre forme d’innovation. Hébergée par l’OMS mais dotée d’une autonomie stratégique, elle repose sur un modèle original : un financement stable via une taxe sur les billets d’avion, prélevée automatiquement par les pays participants. Ce mécanisme, peu sensible aux changements politiques, lui assure une stabilité rare. Sa mission : catalyser l’introduction de solutions innovantes, en négociant avec l’industrie pour faire baisser les prix, puis en transférant les outils vers des acteurs comme le Fonds mondial ou l’Alliance mondiale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi). Elle a par exemple contribué à démocratiser les traitements génériques contre l’hépatite C. Avec un budget d’environ 300 millions d’USD/an, modeste par rapport aux besoins globaux, Unitaid cible des niches à fort impact. Son modèle inspire : l’Union africaine (UA) envisage une taxe similaire. Unitaid incarne ainsi une rupture discrète, peu visible mais structurante et décisive : un financement pérenne, multilatéral, au service du bien commun.

Le Fonds mondial, bien qu’inscrit dans le multilatéralisme classique, a renouvelé ses pratiques. À travers les Mécanismes de coordination nationale (CCM), il confie aux pays récipiendaires la conception et le suivi de leurs programmes via des plateformes réunissant gouvernements, ONG locales, personnes vivant avec la maladie et experts techniques[15]The Global Fund, Country Coordination Mechanism, https://www.theglobalfund.org/en/country-coordinating-mechanism. Ce dispositif, perfectible, est l’un des rares à institutionnaliser une forme d’appropriation locale avec un ancrage communautaire systématique. Certains CCM sont présidés par des acteurs du Sud global, dans un contraste net avec d’autres mécanismes, comme COVAX (Covid-19 Vaccines Global Access) ou ACT-A (Access to Covid-19 Tools Accelerator), initialement conçus pour garantir un accès équitable aux vaccins et aux outils Covid-19, mais dont la gouvernance fut largement concentrée entre les mains de quelques bailleurs, fondations et agences onusiennes, souvent sans redevabilité directe vis-à-vis des pays bénéficiaires[16]Jay Revenaz, Dynamiques sociopolitiques des enjeux vaccinaux mondiaux : l’analyse critique du dispositif COVAX, Mémoire de Sciences Politiques encadré par Stéphanie Tchiombiano 2024, … Continue reading.

Enfin, le rôle des fondations privées dans cet écosystème hybride reste ambivalent. La Fondation Bill-et-Melinda-Gates concentre un pouvoir immense : financements massifs, expertise technique, capacité d’influence. Mais elle cristallise aussi les critiques : concentration de pouvoir, définition unilatérale des priorités, faible transparence[17]Stéphanie Tchiombiano, « L’influence à double tranchant de Bill Gates sur la santé mondiale », AOC, 2 juin 2022.. En 2025, Gates a annoncé vouloir cesser ses activités d’ici 2045 et redistribuer 99 % de sa fortune[18]Le Monde avec AFP, « Bill Gates prévoit de donner l’essentiel de sa fortune… », op. cit.. Ce tournant marque une inflexion : même les grandes fondations semblent reconnaître que l’accumulation perpétuelle n’est ni soutenable ni légitime.

Ces alternatives ne sont pas parfaites. Mais elles posent déjà les bases d’un autre modèle où les coalitions ne se forment plus uniquement autour d’États, mais autour de valeurs partagées : ouverture, justice, codétermination, utilité sociale. Ce sont ces logiques, souvent expérimentées dans les marges, qui pourraient demain irriguer une réforme structurelle de l’aide. Mais ces initiatives, aussi prometteuses soient-elles, soulèvent une question cruciale : comment éviter qu’elles ne reproduisent, à leur manière, les angles morts du système ?

Vers une nouvelle gouvernance de la santé mondiale ?

Les modèles évoqués ne sont pas de simples « innovations périphériques », mais les signes d’une refondation possible. À condition toutefois d’en tirer des leçons structurelles de ce qui fonctionne, et de ne pas reproduire les travers du système qu’on prétend dépasser.

Ces modèles démontrent d’abord que la diversité est une force. Le système de santé mondiale ne peut plus reposer sur une architecture unique, rigide, centralisée. Ce que démontrent DNDi, Unitaid ou les CCM du Fonds mondial, c’est la capacité de dispositifs hybrides à articuler ancrage local, pluralité d’acteurs et indépendance stratégique. Loin d’opposer public et privé, État et société civile, ces dispositifs hybrides offrent des espaces de co-construction à haute valeur politique.

Mais ces expériences ne sont pas sans risques. Le premier est celui de la fragmentation : la multiplication des initiatives peut nuire à la lisibilité du système, créer des doublons ou engendrer des concurrences délétères. Le deuxième est celui de la captation privée lorsqu’une fondation, une entreprise ou un bailleur impose ses logiques, ses métriques et ses priorités, au détriment du bien commun. Le troisième est la verticalisation : ce vieux réflexe par lequel les programmes sont préconçus, puis déployés sans réelle codécision avec les communautés concernées. La gouvernance d’ACT-A durant la pandémie l’a illustré de manière brutale : absence de transparence, faible redevabilité envers le Sud et concentration du pouvoir. Ces failles ont suscité de vives critiques, y compris de la part des États africains et d’organisations communautaires.

Pourtant, plusieurs signaux faibles dessinent un autre chemin. L’Afrique, longtemps cantonnée au rôle de récipiendaire, se repositionne en force de proposition. La Dengue Alliance, lancée en 2022 par DNDi avec des partenaires asiatiques et africains, revendique une coordination Sud-Sud dans la recherche médicale, avec un objectif clair : développer un traitement accessible en cinq ans[19]DNDi, “New global research partnership to find treatment for dengue”, 26 janvier 2022, https://dndi.org/press-releases/2022/new-global-research-partnership-find-treatment-for-dengue. Dans le même temps, l’Africa CDC (Center for Disease Control and Prevention) renforce son autorité politique pour coordonner les réponses sanitaires régionales. La Fondation de l’UA pour la santé, créée en 2015[20]African Union, AU Foundation, https://au.int/en/auf, pose les bases d’un outil de financement régional indépendant, au service d’une diplomatie sanitaire africaine.

Au niveau juridique, les États du Sud mobilisent aussi le droit international pour inverser le rapport de force. Récemment, la Cour internationale de justice a ouvert la voie à des « réparations »[21]Oliver Samois, « La Cour internationale de justice ouvre la voie aux “réparations” climatiques », L’Écho, 23 juillet 2025.. Ce tournant montre que les instruments juridiques internationaux peuvent devenir des leviers d’émancipation.

Dans ce contexte, une piste mérite d’être sérieusement envisagée : la création de fondations publiques, dépolitisées et régionales, à gouvernance partagée, capables d’investir sur le long terme, et dans une logique de justice intergénérationnelle. Inspirées de l’économie sociale, des communs numériques ou des fondations à mission, ces structures pourraient conjuguer l’agilité des acteurs indépendants avec la légitimité des institutions publiques.

Au fond, les marges ne sont pas des périphéries : elles sont des laboratoires d’avenir. L’enjeu n’est plus de « faire remonter » ces innovations vers le centre, mais bien de redessiner le centre lui-même, à partir de logiques décoloniales, participatives et orientées vers l’utilité publique. Refonder l’aide à partir de la marge, ce n’est pas fuir le système. C’est reconnaître que les marges peuvent en devenir les nouveaux fondements. Non pas pour sauver l’aide, mais pour en faire à nouveau un levier politique, éthique et coopératif dans un monde qui se cherche.

Crédits photo: ©CICR Miriam Atallah

Cet article vous a été utile et vous a plu ? Soutenez notre publication !

L’ensemble des publications sur ce site est en accès libre et gratuit car l’essentiel de notre travail est rendu possible grâce au soutien d’un collectif de partenaires. Néanmoins tout soutien complémentaire de nos lecteurs est bienvenu ! Celui-ci doit nous permettre d’innover et d’enrichir le contenu de la revue, de renforcer son rayonnement pour offrir à l’ensemble du secteur humanitaire une publication internationale bilingue, proposant un traitement indépendant et de qualité des grands enjeux qui structurent le secteur. Vous pouvez soutenir notre travail en vous abonnant à la revue imprimée, en achetant des numéros à l’unité ou en faisant un don. Rendez-vous dans notre espace boutique en ligne ! Pour nous soutenir par d’autres actions et nous aider à faire vivre notre communauté d’analyse et de débat, c’est par ici !

References

References
1 OECD, Policy Brief – Cuts in official development assistance: OECD projections for 2025 and the near term, 26 June 2025.
2 OECD, Policy Brief…, op. cit.
3 Le Monde avec AFP, « Bill Gates prévoit de donner l’essentiel de sa fortune à sa fondation d’ici 2045, soit “plus de 200 milliards de dollars” », 8 mai 2025.
4 Sciences Po, Atlas de l’Espace mondial, 2018, https://espace-mondial-atlas.sciencespo.fr/fr
5 OECD, Policy Brief…, op. cit.
6 Camille Paix, « L’administration Trump va détruire pour 10 millions de dollars de contraceptifs qui auraient dû être distribués par USaid », Libération, 19 juillet 2025.
7 CICR, Le droit international humanitaire et les défis posés par les conflits armés contemporains : instaurer une culture de respect du droit international humanitaire pour protéger l’humanité dans les conflits actuels et futurs, rapport, 30 septembre 2024, https://www.icrc.org/fr/node/301140
8 CIJ, Saisine relative aux obligations des États face au changement climatique, 21 mars 2024, https://www.icj-cij.org/fr/node/204376
9 Frédéric Ramel, « Naviguer sur l’océan multilatéral : lost in decomposition ? », Politique étrangère, vol. 90, n° 2, été 2025.
10 Medicines Patent Pool, “New study confirms MPP licences save money and lives”, 26 October 2021, https://medicinespatentpool.org/news-publications-post/new-study-confirms-mpp-licences-save-money-and-lives#
11 Scientific American, “A COVID Vaccine for All”, 30 December 2021, https://www.scientificamerican.com/article/a-covid-vaccine-for-all
12 Jenna E Gallegos, Christopher Boyer, Eleanore Pauwels, Warren A Kaplan, Jean Peccoud, “The Open Insulin Project: A Case Study for ‘Biohacked’ Medicines”, Trends Biotechnol. December 2018, vol. 36, n° 12, pp.1211-1218.
13 WHO, Product Development Partnerships (PDPs), https://www.who.int/our-work/science-division/research-for-health/product-development-partnerships
14 DNDi, Open and collaborative R&D, https://dndi.org/advocacy/open-and-collaborative-rd
15 The Global Fund, Country Coordination Mechanism, https://www.theglobalfund.org/en/country-coordinating-mechanism
16 Jay Revenaz, Dynamiques sociopolitiques des enjeux vaccinaux mondiaux : l’analyse critique du dispositif COVAX, Mémoire de Sciences Politiques encadré par Stéphanie Tchiombiano 2024, https://consultationmemoires.sciencespo-toulouse.fr/recherche/view.php?pdf=25489
17 Stéphanie Tchiombiano, « L’influence à double tranchant de Bill Gates sur la santé mondiale », AOC, 2 juin 2022.
18 Le Monde avec AFP, « Bill Gates prévoit de donner l’essentiel de sa fortune… », op. cit.
19 DNDi, “New global research partnership to find treatment for dengue”, 26 janvier 2022, https://dndi.org/press-releases/2022/new-global-research-partnership-find-treatment-for-dengue
20 African Union, AU Foundation, https://au.int/en/auf
21 Oliver Samois, « La Cour internationale de justice ouvre la voie aux “réparations” climatiques », L’Écho, 23 juillet 2025.

You cannot copy content of this page