Solidarités International eau water

L’accès à l’eau comme révélateur des recompositions et convergences de mandats entre le social et l’humanitaire : l’expérience de Solidarités International en France hexagonale

Brice Guillaume
Brice GuillaumeAprès avoir travaillé pendant sept ans à Médecins du Monde – France, notamment en tant que coordinateur de la mission bidonvilles, Brice Guillaume intervient depuis 2021 sur les thématiques de mobilisation communautaire avec Solidarités International.
Manon Gallego
Manon GallegoDiplômée en urbanisme, Manon Gallego est une professionnelle engagée dans la lutte contre le mal-logement et le manque d’accès aux services essentiels pour les plus démunis depuis bientôt vingt ans. Forte d’une dizaine d’années d’expérience sur le terrain en gestion de programmes humanitaires dans les situations de crise, Manon pilote depuis mars 2020 les actions menées en France par l’ONG Solidarités International.
Pauline Pruvost-Czapek
Pauline Pruvost-CzapekAprès des études en coopération internationale, action humanitaire et politique de développement, Pauline Pruvost-Czapek a occupé divers postes de chargée de plaidoyer humanitaire au Liban, en Afghanistan et en République démocratique du Congo. Aujourd’hui, Pauline est la référente juridique et plaidoyer par intérim de Solidarités International.

L’action menée par Solidarités International en France depuis 2020 révèle comment l’accès à l’eau pour les popu­lations précaires a fait converger action huma­nitaire et travail social. Confrontée aux réalités du terrain français, l’ONG a en quelque sorte hybridé ses pra­tiques techniques avec des approches de mobilisation communautaire et de contentieux juridique, bouleversant sa posture traditionnelle.


Travailleurs sociaux et humanitaires unis par un même combat ? Sans doute si l’on entend par là leur lutte commune contre l’injustice. Chez les premiers comme chez les seconds, l’action est en effet motivée par un même constat, une même indignation face au non-respect des droits fondamentaux et à l’ab­sence de réponse adaptée aux besoins humains essentiels exprimés par les per­sonnes concernées.

Le travail humanitaire est générale­ment entendu comme une action visant à répondre à des besoins vitaux après une crise ou un choc menaçant la survie et les moyens d’existence des popula­tions. L’action humanitaire est appelée à se déployer n’importe où dans le monde, motivée par les principes d’humanité, de neutralité et d’impartialité, et encadrée par le droit international humanitaire dans les situations de conflit armé.

Le travail social, lui, s’inscrit dans une temporalité plus longue, au sein de cadres institutionnels et territorialisés ; il poursuit des objectifs d’accompa­gnement ainsi que d’accès aux droits et aux services de base. Garantir cet accès est de la responsabilité des pou­voirs publics, le travailleur social ayant vocation à rapprocher l’ayant droit de ces derniers.

À première vue, donc, ces deux concepts semblent différents, tout comme les champs qu’ils recouvrent. Les diffé­rences théoriques tiennent au rapport au temps, aux cadres d’intervention institutionnels et aux sources de finan­cement. Les modalités et méthodologies d’action, les parcours et formations des acteurs induisent sans doute aussi des postures différentes vis-à-vis des injus­tices sociales de ce monde.

« Cette différenciation régulièrement évoquée tient moins à un désaccord de fond qu’à la coexistence de deux mondes issus de sociétés civiles aux trajectoires distinctes. »

Pourtant, cette différenciation régulière­ment évoquée tient moins à un désac­cord de fond qu’à la coexistence de deux mondes issus de sociétés civiles aux trajectoires distinctes. Mais l’étincelle qui les met en mouvement est iden­tique : l’indignation et la volonté d’agir.

Finalement, ces expériences, nées d’une même impulsion mais façonnées par des espaces d’action différenciés, finissent par se rencontrer, s’observer et, parfois, se bousculer, notamment lorsque des organisations humanitaires internatio­nales interviennent sur le sol français.

Dans le cas de Solidarités International, cette rencontre aura abouti à une coa­lition de causes communes autour des droits à l’eau, à l’hygiène et à l’assainis­sement (EHA) avec des partenaires nou­veaux, ainsi qu’à une hybridation des pratiques et à l’émergence de nouveaux modes d’action en interne.

La genèse de l’action de Solidarités International en France

Tout a commencé avec la pandémie de Covid‑19, qui a touché la France dès février 2020. Ses effets ont été particu­lièrement néfastes pour les populations précaires, dont les conditions de vie se sont rapidement dégradées, créant une rupture encore plus manifeste en matière d’égalité d’accès aux services publics. Parmi les enjeux révélés par la crise, l’accès à l’eau et à l’assainissement pour les habitant·e·s des sites d’habitat précaire (bidonvilles, squats, campe­ments) et les personnes sans domicile est apparu de manière saillante. Cet accès, souvent limité avant la pandémie, est devenu presque impossible du fait des mesures sanitaires : restrictions de mobilité liées aux confinements, pertur­bation des réseaux informels de solida­rité et fermeture de structures publiques ou associatives assurant l’accès à l’eau, à l’hygiène ou aux sanitaires.

Créée en 1980 pour mener des activi­tés en Afghanistan, l’organisation non gouvernementale (ONG) Solidarités International intervient habituellement dans des pays en proie à un conflit ou affectés par une catastrophe naturelle, notamment dans le domaine de l’EHA et celui de la lutte contre les maladies hydriques, cause majeure de mortalité dans le monde. À l’exception d’une intervention de quelques mois dans la jungle de Calais en 2015, l’organisation n’avait jamais mené d’action durable en France. L’épidémie mondiale de Covid-19 a changé la donne.

Parce que la maladie appelait des mesures de protection reposant en grande par­tie sur l’hygiène – un champ d’exper­tise technique central chez Solidarités International –, des discussions internes se sont rapidement engagées sur la per­tinence d’une mobilisation de l’ONG. Portée par l’équipe des urgences, la déci­sion a été prise dès mars 2020 de lancer un programme visant à soutenir les per­sonnes vivant dans des sites d’habitat précaire, qui combinerait plusieurs dis­positifs techniques et sanitaires : appro­visionnement en eau potable grâce à la mise à disposition de points d’eau, instal­lation et maintenance de latrines, distri­bution de kits d’hygiène et de protection (masques, savons, etc.), et mesures de promotion des gestes barrières. Devant l’ampleur des besoins et la faiblesse des réponses institutionnelles, Solidarités International a décidé de rester mobilisée en France pour lutter contre la précarité hydrique. L’organisation s’est engagée en particulier auprès des personnes non raccordées aux réseaux d’eau potable, notamment celles vivant à la rue ou dans des sites et logements précaires : bidon­villes, squats, campements, etc.

Solidarités International a construit son intervention progressivement, au rythme de son insertion dans un écosystème institutionnel[1]Acteurs nationaux : ministères chargés de la santé, de l’environnement et des politiques sociales, ainsi que leurs agences spécialisées. Acteurs locaux : collectivités territoriales (mairies, … Continue reading et associatif[2]Quelques exemples de réseaux et d’associations : Coalition Eau, Romeurope, Notre Affaire à Tous, Astee (association spécialisée dans les techniques de gestion de l’eau et d’assainissement), … Continue reading français qu’elle connaissait peu. Cette insertion a mis en lumière d’autres logiques pro­fessionnelles, et la recherche d’un posi­tionnement adapté parmi les acteurs de l’aide aux plus précaires a fait émer­ger de nouvelles logiques profession­nelles pour l’organisation elle-même et ses partenaires.

Décalage et convergence des logiques techniques et militantes

En tant qu’experte en EHA, Solidarités International a d’abord proposé, en 2020, la création d’un « cluster », terme courant dans l’humanitaire qui désigne un groupe de pairs visant à établir un cadre d’intervention commun et à définir un référentiel minimal d’action assorti d’indicateurs quantitatifs, en l’occur­rence adaptés au contexte français. Si la mise en place d’un collectif, aujourd’hui intégré à la Coalition Eau[3]Mouvement des ONG françaises engagées pour les droits humains à l’eau et à l’assainissement et pour l’eau en tant que bien commun., a été accueil­lie favorablement, la proposition de fixer des seuils ou indicateurs standards a suscité des réserves parmi les acteurs déjà mobilisés dans les combats pour l’EHA en France.

En effet, de prime abord, l’idée de défi­nir des seuils « minimalistes » s’écartait de la logique de plaidoyer des acteurs engagés pour la justice sociale. Aux yeux de ces partenaires, des indicateurs quantitatifs présentaient le risque, s’ils n’étaient pas contextualisés, de figer les standards à un niveau minimal, créant ainsi un effet de plancher qui pourrait donner lieu à des interventions limitées plutôt que d’encourager leur améliora­tion. Leur préférence allait aux réfé­rentiels d’intervention qualitatifs qui permettraient de prendre en compte la diversité des contextes et des besoins, et pourraient servir de leviers pour des avancées sociales tangibles.

Dès 2022, la transposition en droit fran­çais de la directive européenne relative aux eaux destinées à la consommation humaine[4]Directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (refonte), Journal officiel de l’Union … Continue reading (DECH) a créé un cadre favo­rable à l’émergence d’un terrain d’en­tente et de collaboration entre acteurs humanitaires et sociaux, en contribuant à clarifier certaines dispositions essen­tielles à l’effectivité du droit à l’eau. Ainsi, l’introduction dans le Code de la santé publique, en vertu de l’ordonnance de transposition[5]Ordonnance no 2022-1611 du 22 décembre 2022 relative à l’accès et à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, Journal officiel de la République française, no 0297, 23 … Continue reading de l’article 16 de la DECH, d’une fourchette quantitative de 50 à 100 litres par personne et par jour a constitué un premier jalon dans la définition d’indicateurs mesurables, jusque-là absents du droit français.

En complément, la Coalition Eau a déve­loppé en 2025 d’autres indicateurs[6]Pour aller plus loin, voir Coalition Eau, Comment évaluer le niveau d’accès à l’eau et à l’assainissement en France ?, note de positionnement, 16 juillet 2025, … Continue reading pour mieux qualifier le manque d’accès à l’eau, que ce soit dans l’espace public ou dans les habitats précaires. Ces indi­cateurs s’appuient sur une approche fondée sur les droits humains, intégrant des principes essentiels comme la non-discrimination, l’accès à l’informa­tion et la participation des populations concernées. Ils prennent également en compte les spécificités territoriales, sociales et culturelles, afin d’adapter les interventions aux contextes locaux et de rapprocher les pratiques huma­nitaires et sociales d’une action réelle­ment efficace et respectueuse des droits à l’eau et à l’assainissement. Ces indi­cateurs résultent de la rencontre entre divers acteurs aux profils variés, alliant savoir-faire humanitaire et expertise sociale et juridique, qui ont su construire ensemble des outils adaptés aux réalités du terrain.

Repenser la participation et l’engagement des personnes concernées via la mobilisation communautaire

Les interactions avec les partenaires du champ social ont également permis aux équipes du programme France de Solidarités International de comprendre la nécessité d’adosser aux compé­tences purement techniques autour de l’EHA une expertise « sociale » lors de leurs interventions.

Si la mobilisation communautaire est une dimension de l’action humanitaire, elle occupe une place particulière­ment importante dans les programmes déployés par Solidarités International en France, au point d’être devenue une pierre angulaire de la stratégie d’inter­vention de l’organisation. Le concept, d’ailleurs inspiré des approches du champ social, vise à aider les popula­tions à devenir autonomes lorsqu’il n’y a pas de système en place ou en cas de système discriminant. L’usage d’un vocabulaire importé du champ social anglophone, puis adopté par l’humani­taire, a cependant nécessité de clarifier les concepts de « communauté » et de « mobilisation » auprès des associations de terrain, qui ne les ont pas toujours interprétés de manière univoque.

Le terme « communauté » doit être compris dans son sens le plus concret : il renvoie à ce qui relie des individus par­tageant un espace, des intérêts ou des objectifs communs, comme tel est le cas des personnes vivant collectivement sur un site d’habitat précaire. La notion de « mobilisation » renvoie, quant à elle, à l’animation de ce groupe autour d’intérêts partagés et à la recherche de solutions élaborées et mises en oeuvre collectivement.

Les « mobilisateurs communautaires » s’emploient à répondre aux besoins exprimés par les populations en construi­sant avec elles des solutions qui ren­forcent leur pouvoir d’agir et s’ancrent dans leur réalité vécue, plutôt que d’être pensées pour elles. Ces objectifs tendent à redonner une place centrale à l’expression des individus, et à rétablir leur statut de personnes détentrices de droits. La posture d’intervention se situe à la croisée de plusieurs métiers : celui d’éducateur spécialisé, engagé dans le temps long et dans l’écoute active ; celui de travailleur social, garant du rappel des droits auxquels les personnes peuvent prétendre ; et celui d’animateur, qui mobilise des méthodes de « community organising[7]Julien Talpin, « Quand le “community organizing” arrive en France », Revue Projet, no 363, avril 2018, p. 29-37, https://shs.cairn.info/revue-projet-2018-2-page-29?lang=fr ». Avec, en fil rouge, toujours le même objectif : garantir l’appropria­tion, la mise en oeuvre et le maintien d’un accès effectif aux services en place.

Passer d’une logique de besoins à une approche fondée sur les droits

Dès septembre 2020, Solidarités International a interrogé sa vocation à inscrire dans la durée son intervention en France. Du fait de son histoire, ses actions visent en effet principalement à répondre aux besoins essentiels et à court terme des populations. Or, les données collectées sur le terrain mon­traient que même hors crise Covid, les besoins d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement des personnes mal logées demeuraient importants[8]Pour en savoir plus, voir Coalition Eau, « Les enjeux des données sur l’accès à l’eau et à l’assainissement en France », octobre 2025, … Continue reading. L’épidémie a joué un rôle de révélateur de ces besoins préexistants et a été l’oc­casion pour les acteurs concernés de démontrer que des interventions dans le champ de l’EHA étaient possibles en France. Dans un contexte de carences systémiques, Solidarités International s’est rendu compte que la continuité des programmes dans l’Hexagone impli­querait de s’appuyer sur des marges de manoeuvre institutionnelles complexes, qui requièrent un savoir-faire technique et politique ainsi qu’une capacité de négociation avec les collectivités ter­ritoriales et les services déconcentrés de l’État. Or ces marges d’action sont limitées par la répartition stricte des compétences entre les domaines du social, de l’hébergement et du logement, et du sanitaire et de l’eau potable, ce qui nécessiterait un fort investissement dans des espaces de coopération pour coordonner les dispositifs au croisement de plusieurs secteurs, avec pour objectif clair de contribuer à l’élaboration ou à l’amélioration de politiques publiques.

Du plaidoyer aux actions juridiques

Pour tenter de lever ces obstacles poli­tiques et institutionnels, Solidarités International a d’abord engagé des actions de plaidoyer, mobilisant les collectivités territoriales, les services déconcentrés de l’État et les acteurs nationaux afin d’inscrire l’accès à l’eau et à l’assainissement dans un cadre norma­tif effectif[9]En travaillant par exemple sur l’Examen périodique universel (Coalition Eau, « Recommandations acceptées par la France », 20 octobre 2023, … Continue reading. Parallèlement, l’organisation a fourni un accompagnement technique aux collectivités pour la réalisation de diagnostics territoriaux, et contribué à identifier les publics vulnérables et à proposer des mesures adaptées, conso­lidant ainsi la mise en oeuvre opéra­tionnelle du droit à l’eau. L’expérience a toutefois révélé les limites de ces démarches : certaines barrières régle­mentaires et lacunes institutionnelles ne pouvaient être surmontées par la seule mobilisation politique et technique. L’organisation a alors expérimenté le recours au contentieux juridique, qui vise à transformer les droits proclamés en obligations concrètes et à traduire les besoins exprimés par les populations en droits opposables.

Ces actions ont été menées sur une nouvelle base légale, issue de la trans­position en droit français de la directive européenne 2020/2184, qui s’inscrit dans un cadre international plus large reconnaissant le droit humain à l’eau potable (résolution 64/292 adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 28 juillet 2010) – cadre que Solidarités International invoque également sur ses autres terrains d’intervention.

« Son expérience en France a amené l’organisation à repenser sa posture traditionnelle à l’international, centrée sur la réponse aux besoins essentiels, pour l’inscrire dans une perspective fondée sur les droits. »

Son expérience en France a amené l’or­ganisation à repenser sa posture tradi­tionnelle à l’international, centrée sur la réponse aux besoins essentiels, pour l’inscrire dans une perspective fondée sur les droits. Plutôt que de se limiter à pallier des déficits matériels ou sani­taires, elle a ainsi commencé à articuler ses interventions autour du droit effectif à l’eau et à l’assainissement, en identi­fiant les manquements normatifs et poli­tiques puis en recourant au contentieux juridique. Le recours au contentieux a constitué une pratique nouvelle pour l’organisation, qui complète et renforce ses actions de plaidoyer : là où ce der­nier vise à influencer les politiques et sensibiliser les autorités, le conten­tieux rend ces exigences effectives sur le plan légal, en traduisant les droits proclamés en obligations juridique­ment contraignantes. Ce recours, peu habituel dans le secteur humanitaire, a été développé avec l’aide d’associations de travail social, et combine expertise humanitaire et stratégies juridiques pour rendre les droits à l’eau et à l’as­sainissement effectifs.

En définitive, l’expérience de Solidarités International en France montre que l’action humanitaire et le travail social, loin d’être antagonistes, peuvent se rencontrer et se renforcer mutuelle­ment pour faire face à l’inacceptable et aux violations des droits. En articu­lant interventions en EHA, mobilisation communautaire et stratégies juridiques et de plaidoyer, l’organisation propose une approche intégrée contre la pré­carité hydrique en France. Cette expé­rience dans l’Hexagone lui a permis et lui permettra encore à l’avenir d’enrichir la manière dont elle opère dans d’autres contextes, tout comme son expérience humanitaire a contribué à enrichir le travail social.

 

Crédit Photo : Solidarité International

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References

References
1 Acteurs nationaux : ministères chargés de la santé, de l’environnement et des politiques sociales, ainsi que leurs agences spécialisées. Acteurs locaux : collectivités territoriales (mairies, intercommunalités, conseils départementaux), services techniques et sectoriels (gestion de l’eau et de l’assainissement, santé publique), et représentants déconcentrés de l’État.
2 Quelques exemples de réseaux et d’associations : Coalition Eau, Romeurope, Notre Affaire à Tous, Astee (association spécialisée dans les techniques de gestion de l’eau et d’assainissement), FNCCR (Fédération nationale des collectivités concédantes et régies), ACINA (Accueil, coopération, insertion pour les nouveaux arrivants), Trajectoires, Quatorze, La Sauvegarde du Nord, PSM (Plateforme de soutien aux migrants), Roots, Médecins Sans Frontières, Les Enfants du Canal, Hors la Rue, Croix-Rouge, Dédale, Règles Élémentaires.
3 Mouvement des ONG françaises engagées pour les droits humains à l’eau et à l’assainissement et pour l’eau en tant que bien commun.
4 Directive (UE) 2020/2184 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine (refonte), Journal officiel de l’Union européenne, no L 435, 23 décembre 2020.
5 Ordonnance no 2022-1611 du 22 décembre 2022 relative à l’accès et à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine, Journal officiel de la République française, no 0297, 23 décembre 2022.
6 Pour aller plus loin, voir Coalition Eau, Comment évaluer le niveau d’accès à l’eau et à l’assainissement en France ?, note de positionnement, 16 juillet 2025, https://coalition-eau.org/vers-une-definition-dun-acces-suffisant-et-adapte-a-leau-en-france
7 Julien Talpin, « Quand le “community organizing” arrive en France », Revue Projet, no 363, avril 2018, p. 29-37, https://shs.cairn.info/revue-projet-2018-2-page-29?lang=fr
8 Pour en savoir plus, voir Coalition Eau, « Les enjeux des données sur l’accès à l’eau et à l’assainissement en France », octobre 2025, https://coalition-eau.org/les-chiffres-de-l-acces-a-l-eau-et-a-l-assainissement-en-france-2
9 En travaillant par exemple sur l’Examen périodique universel (Coalition Eau, « Recommandations acceptées par la France », 20 octobre 2023, https://coalition-eau.org/les-recommandations-acceptees-par-la-france), ou en constituant des observatoires sur l’accès à l’EHA à la frontière franco-britannique (Solidarités International, « Accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène (EAH) à la frontière franco-britannique », 26 juin 2025, https://www.solidarites.org/fr/pays/france/acces-a-leau-a-lassainissement-et-a-lhygiene-eah-a-la-frontiere-franco-britannique) ou à Mayotte (Solidarités International, « Observatoires de l’accès à l’eau à Mayotte », 18 mai 2025, https://www.solidarites.org/fr/en-direct-du-terrain/observatoires-de-lacces-a-leau-a-mayotte).

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