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Action sociale et action humanitaire : une nécessaire extension du domaine de la solidarité

Frédéric Meunier
Frédéric MeunierDirecteur de la société coopérative et participative et de l’association Le Group’, coordinateur du Fonds RIACE France, membre du comité de rédaction d’Alternatives Humanitaires, Fréderic Meunier a travaillé une quinzaine d’années dans l’aide humanitaire en tant que coordinateur de projets, chef de mission et responsable du département des urgences. Frédéric a ensuite cofondé Le Group’ et réalisé de nombreuses missions d’expertise, de formation et d’accompagnement, d’abord dans le secteur humanitaire puis dans le secteur social, en France et en Europe. Le Group’ fait partie des initiateurs de la réponse de protection humanitaire déployée dans la métropole de Lyon, dont il accompagne la coordination. (Mise à jour en mars 2026)
Vincent Léger
Vincent LégerVincent Leger est chargé de recherche à la Fondation Croix-Rouge française. Titulaire d’un doctorat en anthropologie (University College London) et d’un master professionnel en démographie (IDUP), il y est notamment responsable du suivi et de la valorisation des recherches soutenues par la Fondation sur l’action humanitaire et sociale.

Il a longtemps été considéré – de manière réductrice – que l’action humanitaire avait vocation à soigner les maux physiques des populations de pays étrangers en proie à une crise d’origine politique (conflit) ou naturelle (catastrophe), et que l’action sociale avait pour objectif de pallier les dys­fonctionnements d’origine sanitaire, juridique ou économique à l’œuvre dans l’espace « domestique » d’un pays donné. Cette distinction est-elle pertinente et, surtout, conforme à la réalité et aux besoins qui se font de plus en plus ressentir dans les pays dits développés ? De même que le dévelop­pement et la paix sont venus s’arrimer à l’humanitaire pour former le nexus « humanitaire-développement-paix », serait-il inconcevable d’y associer l’ac­tion sociale ? Faudrait-il y voir une ina­déquate confusion des genres, ou au contraire une nécessaire extension du domaine de la solidarité ? Une inutile complexification des objectifs, fonc­tions et canaux de financement, ou plu­tôt une salutaire mise en commun des compétences et savoir-faire des uns et des autres au moment où l’humanitaire, le développement et le social sont remis en cause comme jamais auparavant ?

Autant de questions qui puisent d’abord à la confrontation des définitions. Rony Brauman définit l’action humanitaire comme « celle qui vise, pacifiquement et sans discrimination, à préserver la vie dans le respect de la dignité, à restaurer l’homme dans ses capacités de choix »[1]Rony Brauman, « L’action humanitaire », Crash, 1er mai 1994, https://msf-crash.org/fr/acteurs-et-pratiques-humanitaires/laction-humanitaire. En France, selon le Code de l’action sociale et des familles, « [l’]action sociale et médico-sociale tend à promouvoir, dans un cadre interministériel, l’autonomie et la protection des personnes, la cohésion sociale, l’exercice de la citoyenneté, à prévenir les exclusions et à en corriger les effets. Elle repose sur une évaluation continue des besoins et des attentes des membres de tous les groupes sociaux, en particulier des personnes handicapées et des personnes âgées, des personnes et des familles vulnérables, en situation de précarité ou de pauvreté, et sur la mise à leur disposition de prestations en espèces ou en nature. Elle est mise en oeuvre par l’État, les collectivités terri­toriales et leurs établissements publics, les organismes de sécurité sociale, les associations ainsi que par les institutions sociales et médico-sociales »[2]Article L.116-1 du Code de l’action sociale et des familles, créé par la loi no 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale..

À lire ces deux définitions, on est sur­pris par leur apparente proximité. Assurément, il faut d’emblée noter deux faits qui sont incontestablement le signe que nous sommes face à deux champs distincts, dotés chacun de leurs propres modalités d’action : tout d’abord, l’ac­tion sociale est portée par l’État, « dans un cadre interministériel », et déléguée à différentes instances, quand l’action humanitaire – du moins celle portée par les organisations non gouvernementales (ONG) – est indépendante de l’État ; ensuite, l’humanitaire aurait vocation à « simplement » restaurer un équilibre antérieur rompu par une crise[3]Rony Brauman, « L’action humanitaire », art. cit. : « l’humanitaire n’a donc pas pour ambition de transformer une société, mais d’aider ses membres – les plus vulnérables d’entre … Continue reading, quand l’action sociale aurait pour mission de garantir la plus grande égalité possible entre les membres d’une même société. Ce serait oublier, s’agissant de ce second point en particulier, que la « crisifica­tion » de nos sociétés[4]Clara Egger et Fernando Espada, « Comprendre la crise humanitaire au temps du changement climatique », Alternatives Humanitaires, no 28, mars 2025, p. 1-5, … Continue reading est le signe d’une exacerbation et d’une globalisation des menaces contre les plus vulnérables, qui justifie sans nul doute une « mise à l’échelle » des moyens pour y répondre.

De fait, si l’on en croit par exemple la Coalition humanitaire (qui réunit les principales ONG canadiennes), « une urgence humanitaire est un événement, ou une série d’événements, qui consti­tue une menace sérieuse à la santé, [à] la sécurité ou [au] bien-être d’une commu­nauté ou d’un groupe de personnes, sur une zone étendue »[5]Coalition humanitaire,« Qu’est-ce qu’une urgence humanitaire ? », https://www.coalitionhumanitaire.ca/quest-ce-quune-urgence-humanitaire. Pour les profes­sionnels de l’urgence sociale en Europe et notamment en France, il s’agit d’une notion polysémique qui désigne « la nécessité d’intervenir immédiatement et d’apporter une réponse, dès lors qu’il s’agit d’une situation imprévue, estimée menaçante et mettant les conditions d’existence de personnes et/ou familles en péril »[6]Piu Brémond, Élisabeth Gérardin et Julia Ginestet, « En quoi l’urgence sociale interroge-t-elle les pratiques professionnelles ? », Empan, no 46, 2002, p. 129-135, … Continue reading. Ce type d’intervention obéit à trois exigences : l’immédiateté de la réponse, la proximité avec l’usager, et l’anonymat ou, tout du moins, l’incondi­tionnalité de l’aide.

Sous l’effet des crises humanitaires comme sociales, les objectifs de l’hu­manitaire et du social seraient donc de plus en plus convergents, quoique les modalités d’action des deux écosys­tèmes diffèrent. Voilà qui nous incite à questionner la place de l’un et de l’autre en France et ailleurs.

Si, dans les faits, action sociale et action humanitaire sont issues d’histoires bien différentes, des passerelles ont existé et perdurent entre les deux. En 1945, au sortir de la Seconde Guerre mondiale, et quelques mois seulement après la naissance, en juin, de l’Organisation des Nations unies à San Francisco, la Sécurité sociale voit le jour en France, marquant l’engagement pérenne de l’État français dans la protection sociale universelle. L’action sociale française évolue au fil des décennies, avec une décentralisation des compétences de l’État entre les années 1980 et 2000, et notamment la mise en place, sous la responsabilité des communes puis des départements, des centres communaux d’action sociale, dont les missions prin­cipales sont la lutte contre l’exclusion et la pauvreté, et l’aide sociale à l’enfance, aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap. Depuis, trois grandes logiques fondent les politiques sociales françaises : l’assurantiel, l’assis­tanciel et la solidarité, qui « mettent en oeuvre diversement les principes de soli­darité, de redistribution et de réduction des inégalités »[7]Wikiterritorial – CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale), Données générales : les principes des politiques sociales en France, 2018..

Du côté des acteurs humanitaires, l’évo­lution de leur présence en France est également symptomatique. Nées au début des années 1970 et devenues véritablement opérationnelles dans les années 1980, les ONG humanitaires se sont construites à l’étranger, sur les terrains de guerre et les sites de catas­trophes naturelles, mais elles se tournent rapidement – quoique en ordre dispersé et non sans tâtonnements – vers leur pays d’origine. Dès 1986, Médecins du Monde ouvre à Paris le premier centre de soins gratuits pour les plus démunis, avec la volonté de le fermer dans les six mois. L’objectif de cette ouverture était alors d’alerter les pouvoirs publics sur la question des populations en situation de précarité afin d’obtenir l’accès incon­ditionnel aux soins pour tous. Quarante ans plus tard, la « Mission France » reste la plus importante de l’organisation. De son côté, Médecins Sans Frontières ouvre en 1987 son premier programme dans l’Hexagone, axé sur la fourniture de soins aux plus précaires. En 1996, elle ouvre un projet d’accueil social et de sou­tien juridique aux personnes étrangères et, en 2017, un centre d’accueil pour les mineurs non accompagnés à Pantin et un autre dans le camp de la Linière à Grande-Synthe. Si l’engagement concret de Médecins sans Frontières en France n’a pas été sans débats au sein de l’ONG[8]Lire l’article de Michael Neuman, notamment ses développements sur la place, fort discutée en interne, de la Mission France de MSF : « Médecins Sans Frontières – France : les tensions liées … Continue reading, les actions qu’elle y a dévelop­pées perdurent, notamment à Paris, sur le littoral nord et à Marseille, souvent sur une base bénévole. Bien d’autres ONG, d’abord engagées à l’étranger, s’in­vestissent sur le territoire national, où elles répondent à des problématiques bien plus sociales que proprement humanitaires. Quant à la Croix-Rouge française – qui occupe une place sin­gulière puisqu’elle est statutairement « auxiliaire des pouvoirs publics » –, elle intervient dans des domaines simi­laires (accès aux soins, épidémies, catas­trophes, violences fondées sur le genre, protection de l’enfance, etc.), à l’étran­ger, en France métropolitaine ainsi que dans les territoires d’outre-mer, soit dans des contextes extrêmement hété­rogènes. Enfin, n’oublions pas que la pandémie de la Covid-19 a conduit en 2020 certaines de ces organisations humanitaires à s’investir sur le territoire français, aux côtés des acteurs du travail social, notamment en mettant à dispo­sition leur expertise en matière d’épi­démies et de biosécurité. À noter que nombre de ces actions développées à la faveur de la crise sanitaire du Covid se poursuivent aujourd’hui – signe incon­testable que les compétences propres aux acteurs humanitaires ont aussi leur utilité dans un contexte domestique.

Il faut dire que si les politiques publiques ont globalement permis de faire baisser la pauvreté en France jusqu’en 2002, nous assistons depuis plus de vingt ans à une forte recrudescence de la pauvreté, de la précarité et du sans-abrisme. Les chiffres publiés par les associations fran­çaises et les agences des Nations unies sont sans appel[9]Fondation pour le Logement des Défavorisés, Médecins du Monde, Collectif Les Morts de la Rue, Utopia 56, Fédération des acteurs de la Solidarité, Coordination Nationale Jeunes Exilé·es En … Continue reading. Ainsi, l’irruption des ONG sur le territoire français pourrait être d’abord et avant tout le symptôme d’un désengagement de l’État sur des questions pourtant cruciales (accès au logement, à l’alimentation et à la santé).

Alors, faut-il aujourd’hui renforcer le rap­prochement entre acteurs de l’humani­taire et du social ? Dans la mesure où un pays comme la France – mais elle n’est pas seule dans ce cas – est amené à gérer des problématiques nées sur son terri­toire mais aussi à l’étranger, les modes d’intervention des uns et des autres doivent-ils pouvoir se fondre, au moins partiellement ? On observe en effet que les standards humanitaires internatio­naux sont de plus en plus applicables aux pays dits « riches ». Or, en France et en Europe, face aux besoins fondamen­taux qui, souvent, recoupent ceux, tou­jours croissants, de pays plus lointains (logement, sécurité alimentaire, accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, santé physique et mentale, protection, etc.), les travailleurs sociaux se trouvent régulièrement démunis faute de dispo­sitifs adéquatement calibrés.

Des réponses pertinentes sont déve­loppées à l’international par les ONG humanitaires, et sont pour certaines déjà déployées en France ; d’autres solutions sont aussi mises en place, portées par d’autres acteurs, et s’ap­puient sur les principes, normes et stan­dards humanitaires.

Les crises sont souvent propices à l’inno­vation sociale. Elles obligent à s’affran­chir d’un modèle inopérant et dépassé, et à créer de nouvelles formes de réponses qui seront ensuite institutionnalisées. Ainsi, la crise sociale actuelle, qui conduit à la non-satisfaction des besoins vitaux d’un nombre toujours plus élevé de personnes, génère des réactions et des recherches de solutions innovantes pour pallier cette problématique.

En ce sens, et sans qu’il s’agisse d’une stratégie délibérée des acteurs concer­nés, qui préféreraient ne pas avoir à inter­venir, les actions engagées représentent une solution face à une crise à laquelle ni l’État, ni le marché, ni le secteur asso­ciatif « classique » ne répondent. La grille proposée par l’approche institu­tionnaliste[10]Jérôme Blanc et Marie Fare, « Les monnaies sociales en tant que dispositifs innovants : une évaluation », Innovations, no 38, 2012, p. 67-84, … Continue reading de l’innovation sociale (importance des finalités, ancrage local, critique du modèle dominant, logiques partenariales autour d’un projet fédéra­teur, émergence de règles et de formes novatrices) permet de caractériser les actions qui s’y rapportent.

À l’heure où le social manque cruelle­ment de moyens en France et où l’hu­manitaire est attaqué de toutes parts à l’international, un rapprochement entre les deux écosystèmes a non seulement la potentialité de les renforcer l’un et l’autre, mais aussi de mettre en lumière leurs richesses respectives. Une telle démarche s’inscrirait également dans une logique plus vaste, souvent invo­quée ces derniers mois : celle d’unir ONG humanitaires, ONG de défense des droits humains et aussi ONG envi­ronnementales pour qu’elles pèsent de tout leur poids face aux tendances lourdes – aussi bien politiques qu’éco­nomiques – qui s’affirment. À l’inverse, il est vrai que d’autres voix militent pour que chacun reste « dans sa ligne de nage », au motif de sauvegarder des modèles économiques déjà fragi­lisés ou de maintenir les spécificités de chacun.

C’est tout l’enjeu de ce numéro que de questionner la pertinence d’une telle démarche de rapprochement. Dans l’article d’ouverture, Johanna Baché et Véronique de Geoffroy, du Groupe URD, relèvent à juste titre que les acteurs du travail social continuent d’être confrontés à des situations d’ur­gence durable de plus en plus extrêmes, et qu’ils ne sont bien souvent pas en mesure de les gérer de façon optimale faute de formation et de moyens adé­quats. Elles rappellent que les ONG humanitaires ont des savoir-faire en matière de préparation et de gestion de crise, dont la mobilisation peut être légitimée par l’ampleur des besoins, la désorganisation des dispositifs publics, voire, dans certains cas, l’absence de volonté politique. Cependant, elles montrent aussi avec pertinence que cette démarche présente des risques, notamment celui de cautionner des politiques publiques démissionnaires et de se substituer à l’État, ou encore celui d’imposer une logique de l’ur­gence au détriment d’une culture de l’action sociale durable et, partant, de contribuer à une normalisation de situations qui ne devraient pas exister dans un tel contexte. Elles abordent aussi la question de l’engagement poli­tique des solidarités citoyennes, appe­lant à défendre « ensemble un horizon de droits », et celle du devenir de l’hu­manitaire quand il s’ancre durablement dans un espace politique.

Pour Terre des Hommes, Maria Bray et Lourdes Carrasco Colom apportent un regard critique sur la façon dont les systèmes de pouvoir, et notamment les réminiscences coloniales et raciales, influencent les personnes concernées. Elles proposent une intéressante ana­lyse de cette problématique sous l’angle des actions menées dans le domaine de la santé mentale et du soutien psy­chosocial (SMSPS), qu’elles présentent comme un espace de convergence, un pont entre le travail social et l’aide humanitaire. Les autrices notent que les programmes humanitaires de SMSPS « intègre[nt] des perspectives d’équité, transculturelles, fondées sur les droits et axées sur le relèvement, facilitant le passage de l’intervention d’urgence à court terme aux processus de long terme que sont la réinsertion sociale, la guérison collective et le relève­ment » – signe d’une coexistence pos­sible entre l’action sociale et la réponse d’urgence pour peu qu’une réflexion éthique et une approche « décolo­niale » soient développées.

Véga Levaillant, quant à elle, rend compte de l’expérience de Médecins Sans Frontières (MSF) dans le champ social en France, à travers l’ouverture d’un accueil de jour pour mineurs non accompagnés. Le dispositif a progressivement intégré le travail social à ses activités, ne le considérant plus uniquement comme un levier d’accès aux soins, mais comme un soin à part entière. Le cheminement de MSF ouvre des perspectives sur la manière dont les approches humanitaire et sociale peuvent dialoguer, s’hybrider et s’enrichir mutuellement pour mieux répondre aux besoins d’un public jeune, isolé et extrêmement vulnérable.

Enfin, pour clore ce dossier – mais certainement pas le débat –, Florian Hautevelle, Claire d’Hennezel et Frédéric Meunier présentent un exemple concret de « réponse de protection huma­nitaire » déployée par une coalition d’acteurs de la société civile à l’échelle d’une métropole française, en l’occur­rence Lyon. Le lien avec les collectivi­tés, leur soutien au développement de solutions s’affranchissant en partie d’un modèle inopérant, sont finement détail­lés. Les relations avec le secteur social en général, et avec les associations de droit commun en particulier, ainsi que la place de l’État sont également décrites en détail. Cette expérimentation in vivo répond factuellement à la question qui constituait le fil rouge de notre problé­matique : qui, des acteurs de l’urgence sociale ou de l’humanitaire, peut ou doit agir, et pour faire quoi, quand un groupe de personnes est en danger ? La réponse en actes valide assez largement l’hypo­thèse qui était la nôtre au lancement de ce numéro : les acteurs du social et de l’humanitaire ont encore beaucoup à se dire et à faire ensemble.

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References

References
1 Rony Brauman, « L’action humanitaire », Crash, 1er mai 1994, https://msf-crash.org/fr/acteurs-et-pratiques-humanitaires/laction-humanitaire
2 Article L.116-1 du Code de l’action sociale et des familles, créé par la loi no 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale.
3 Rony Brauman, « L’action humanitaire », art. cit. : « l’humanitaire n’a donc pas pour ambition de transformer une société, mais d’aider ses membres – les plus vulnérables d’entre eux – à traverser une période de crise, autrement dit de rupture d’un équilibre antérieur. »
4 Clara Egger et Fernando Espada, « Comprendre la crise humanitaire au temps du changement climatique », Alternatives Humanitaires, no 28, mars 2025, p. 1-5, https://www.alternatives-humanitaires.org/fr/2025/03/31/comprendre-la-crise-de-lhumanitaire-au-temps-du-changement-climatique : « Que l’on parle de “l’âge des crises”, de polycrise ou de permacrise pour la désigner, l’époque que nous vivons est désormais communément appréhendée comme un épisode sans précédent, fait d’instabilité et d’incertitudes. »
5 Coalition humanitaire,« Qu’est-ce qu’une urgence humanitaire ? », https://www.coalitionhumanitaire.ca/quest-ce-quune-urgence-humanitaire
6 Piu Brémond, Élisabeth Gérardin et Julia Ginestet, « En quoi l’urgence sociale interroge-t-elle les pratiques professionnelles ? », Empan, no 46, 2002, p. 129-135, https://shs.cairn.info/revue-empan-2002-2-page-129?lang=fr
7 Wikiterritorial – CNFPT (Centre national de la fonction publique territoriale), Données générales : les principes des politiques sociales en France, 2018.
8 Lire l’article de Michael Neuman, notamment ses développements sur la place, fort discutée en interne, de la Mission France de MSF : « Médecins Sans Frontières – France : les tensions liées aux projets “Migrations” », Alternatives Humanitaires, no 10, mars 2019, p. 22-35, https://www.alternatives-humanitaires.org/fr/2019/03/25/medecins-sans-frontieres-france-les-tensions-liees-aux-projets-migrations
9 Fondation pour le Logement des Défavorisés, Médecins du Monde, Collectif Les Morts de la Rue, Utopia 56, Fédération des acteurs de la Solidarité, Coordination Nationale Jeunes Exilé·es En Danger, HCR, UNICEF, etc.
10 Jérôme Blanc et Marie Fare, « Les monnaies sociales en tant que dispositifs innovants : une évaluation », Innovations, no 38, 2012, p. 67-84, https://shs.cairn.info/revue-innovations-2012-2-page-67?lang=fr

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